Home -  Corsets -  Textes -  Galerie -  Jeux -  *NOUVEAUX* - 



L'île des Sylphides II


VII - Une sortie écourtée -


Cette après-midi, mademoiselle Sophie sort du château, pour une promenade en ville.

"Vous allez m'accompagner mes chéries" nous dit Sophie.

"Je veux me rendre compte de vos progrès et de votre capacité à vous déplacer avec élégance. Bertine - Estelle - Coralie ! Vous leur ferez porter le corset prévu pour ma fête, mais sous une robe simple. Elles porteront aussi des talons de treize centimètres, mais des chaussures d'entraînement sans fioriture."

"Oui Mademoiselle Sophie." Dirent les trois demoiselles dans un bel ensemble.


Préparatifs dans la précipitation. Il faut faire vite et changer nos corsets prend du temps, surtout pour le long laçage dans le dos, jusqu'à mi-cuisse. De plus, le serrage exigé est tel, qu'il faut nous serrer graduellement en plusieurs fois. Elles me serrent, ensuite elles serrent Gwendeline, ensuite bas et chaussures et de même pour ma chérie. Puis un nouveau serrage vraiment pénible, aussitôt, suivit du travail de la coiffeuse et enfin le dernier resserrage du corset. Faire joindre les deux bords sur toute la longueur. Personne n'écoute mes plaintes. Quand les bords du corset se touchent, je n'ai même plus la force de me plaindre. Je ne peux faire qu'une seule chose : penser uniquement à respirer par petites bouffées pour ne pas étouffer sous la pression du corset.


Pour moi, Bertine a choisi une robe simple, blanche avec de grandes fleurs, elle descend un peu en dessous des genoux, en s'évasant légèrement. Mes cheveux sont libres et tombent sur mes épaules avec un joli mouvement.

Pour Gwendeline, une robe plus étroite, et rose, elle est coiffée d'un haut chignon.

On ne se ressemble pas comme le jour du concours, robe différente, mais aussi notre coiffure et notre maquillage. Étrangement, on ne porte pas de ceinture. Je me rends compte que l'on souffre dans de terribles corsets pour rien. Personne ne peut admirer la finesse de nos tailles.


En me rappelant les propos de mademoiselle Sophie, cette sortie est un prétexte pour nous tester et je suppose qu'elle veut garder secret notre silhouette et aussi notre ressemblance jusqu'à la date de sa fête.


Mademoiselle Sophie entre dans la voiture amenée par sa chauffeuse. Mais les corsets que l'on porte ne nous permettent pas de se plier, de s'asseoir. Je ne peux pas entrer dans cette voiture. Coralie s'approche de nous deux.

"Venez avec moi."

Elle nous fait entrer dans un minibus, ou l'on peut se tenir debout. Il y a même des ceintures de sécurités fixées à des colonnes, de sorte à voyager attachée comme à un siège, mais sans s'asseoir.


En ville, Gwendeline et moi, nous suivons Mademoiselle Bertine. Sophie, entourée de Coralie et d'Estelle, nous suit à distance. Je sens que je suis observée. C'est une épreuve, un examen que nous fait passer Mademoiselle Sophie.

La balade passe par plusieurs boutiques de luxes. Et notamment dans un magasin de chaussures, qui ne propose que des chaussures à talons. Certains me semblent impossibles. Je veux sortir avant que Mademoiselle Sophie ne décide de nous faire porter quelque chose de vraiment difficile.


Un peu plus loin, dans la devanture d'un magasin de mode d'un style ancien, je suis hypnotisée par un mannequin dans la vitrine. C'est une forte émotion, un souvenir perdu, qui remonte. Je suis troublé. Il y a si longtemps, comment j'ai pu oublier... J'étais un jeune homme, encore un garçon d'un peu plus de seize ans. Un rêve troublant, qui me revient avec une présence une précision qui me surprend.

Dans mon rêve, je portais une robe légère, blanche avec un motif très discret. Le bustier avait un large décolleté carré, je n'avais pas l'habitude de porter une robe avec un décolleté qui me découvrait les épaules et la poitrine. Le bustier était tendu et je portais une ceinture bien serrée à la taille. La jupe plissée, était légère, descendait juste sous les genoux, laissant mes jambes nues. Elle s'étalait largement, soutenue par des jupons qui me caressaient les jambes, et me troublaient beaucoup.

Je portais des chaussures simples, blanches, très fine avec un petit talon.

Ma coiffure bien que courte, était très féminine, gonflée sur l'arrière, la raie à droite... Pourtant, je me coiffais toujours avec cette raie à gauche. Une large mèche me couvrait le côté droit du front et en partie mes yeux. Je me rappelle que mes cheveux étaient coiffés comme Barbra Streisand en 1965. Elle se coiffait presque comme un garçon. Cheveux court, mèche sur le côté, juste coiffée avec plus de volume et plus lisse.

J'étais coiffé comme elle, cheveux noir, luisant et parfaitement laqué. La grande mèche qui me caressait le front, limitait un peu ma vue...


J'étais bien, libre, seule. Je marchais dans la campagne, dans un près, et cette impression de légèreté et d'être nu sous la robe, les bras, les épaules nues, le vent léger, j'étais bien.

Pourtant, j'ai fui ce rêve. Je ne voulais pas devenir une fille et j'avais oublié... Maintenant, je marche derrière Gwendeline, si belle. Je la désire tan, alors que je suis devenue une fille... aussi belle que ma chère Gwendeline...


On s'éloigne des magasins. Mon rêve est encore bien présent. Être quelques instants, une fille légère et libre.

Je dois faire attention, Gwendeline m'a prévenue. La chaussée est plus ancienne, faite de gros pavés ronds et particulièrement traîtres avec nos hauts talons. On traverse cette zone délicate sans trébucher. Je veux avec ma chérie, montrer à Mademoiselle que l'on reste élégantes et souriantes, même dans les passages difficiles.


Mademoiselle Bertine, nous conduit dans le parc. Sol inégale, chemin de gravier, pelouse, suivit d'un deuxième tour du parc. Je regarde ma compagne, elle est essoufflée, autant que moi.


Et puis... un autre problème inattendu... Je dois me soulager. Et la balade se prolonge.

"Mademoiselle Bertine, s'il vous plaît, je voudrais m'arrêter."

"Et pourquoi donc jeune fille !"

"Je dois m'isoler..."

"Moi aussi." Dit Gwendeline.

"Pourquoi faire, mesdemoiselles."

"Mademoiselle, c'est gênant."

Mademoiselle Sophie, c'est approchée et demande.

"Que se passe-t-il Bertine."

"Elles veulent s'arrêter, s'isoler et..."

Sophie se tourne vers Coralie.

"Je crains qu'elles aient besoin de se soulager, mais comment faire avec des corsets qui descendent à mi-cuisse."

Coralie prend le temps de répondre.

"Oui Mademoiselle, c'est gênant. Je ne peux pas les délacer dans le parc. Au château, c'est différent, on peut s'isoler."

"Durant ma fête, je les veux en permanence auprès de moi, ou exposées au public."


Mademoiselle Sophie est contrariée. Elle ordonne la fin de la ballade, et commande à la chauffeuse du mini-bus, de nous reconduire au château.


Vite, je suis vraiment pressée d'entrer dans les toilettes de nos appartements. Mais il faut encore nous déshabiller et délacer nos corsets. Estelle s'occupe de moi, elle me suspend au trapèze avant de me délacer. Enfin, me soulager. J'en oublie les douleurs que mon corset m'a imposées durant toute cette promenade.

Étrangement, mes genoux sont douloureux. Le serrage du corset, au niveau de mes hanches, à eut pour effet de me presser très fortement les genoux l'un contre l'autre. Je vois Coralie inspecter de près les genoux de Gwendeline. Elle vient vers moi, et elle les regardent aussi.

"Humm, oui, elles ont toutes les deux le même problème. Une marque rouge à l'intérieur de leurs genoux. Pourtant, je voudrais serrer bien plus fort le corset au niveau des hanches et des cuisses."

"Oui." Dit Estelle. "Gwendoline se plaint aussi de douleurs."

"Et en plus, elles devront rester corsetées durant toute la soirée, et je n'ai pas envie d'interrompre cette soirée à chaque envie de s'isoler pour faire leurs besoins."

"Comment faire ? " Dit Estelle.

"J'ai peut-être une solution, une ancienne idée jamais appliquée. Je dois me mettre au travail de suite, pour être prête avant la soirée de Mademoiselle Sophie."



   L'île des Sylphides II Ch. VIII

   L'île des Sylphides II Ch. VI






L'île des Sylphides II

-INDEX-

I

II

III

IV

V

VI

VII

VIII

IX

X

XI

XII

XIII

XIV

XV

XVI

XVII

XVIII

XIX

XX

XXI

XXII

XXIII

XXIV

XXV

XXVI

XXVII

XXVIII



© Fred Pody 2023


Retour aux textes  -   Retour accueil