Souvenirs de Sophie Livre III
Par Fred Pody.
III
Le jardin des Sylphides
Samedi 22 Septembre. C'est la date finalement retenue, pour
notre épreuve dans le jardin des Sylphides. Florence la
directrice de l'école a finalement été absente
un peu plus d'un mois.
Ninon me conduisit au rez-de-chaussée, dans la salle
"Polaire" Mademoiselle A était déjà là.
Il y avait longtemps que je ne l'avais plus revue. Je fus surprise
par sa taille, elle était plus grande que moi ?
Je m'approchais d'elle. Ma petite demoiselle A restait sans
bouger, se tenant au dossier d'une chaise. Je dû lever la
tête pour l'embrasser, elle était plus grande, et elle
me semblait très tendue, un peu raide. Bien sur avec nos
corsets, c'était logique, mais il y avait autre chose. Je
m'écartais d'elle, pour mieux la regarder. Ho!!! Bien
sûr… C'est incroyable, que je ne l'aie pas vu plus
tôt. Mais comment fait-elle ?
Notre jolie mademoiselle A, se tenait sur la pointe des
orteils, comme une ballerine. Ces chaussures avaient des talons
incroyables, impossibles…
- Mais comment fait-tu pour tenir debout ?
Ma jolie demoiselle, rougi un peu. Je trouvais cela vraiment
charmant.
- Sophie… c'est mademoiselle Caroline… je suis un
entraînement spécial depuis deux semaine. Elle veut
que je marche tous le temps, avec les pieds verticaux. Pour cela,
je porte des talons de 24cm. Mais il m'a fallut deux semaines dans
des cambreurs de pied, et de long exercice pour y arriver. Je ne
peux pas tenir très longtemps debout avec ces
chaussure.
C'est incroyable, en si peu de temps, Mademoiselle A, se tenait
debout, les pieds cambré de manière extraordinaire,
debout comme une ballerine, faisant des pointes. Debout en
équilibre instable, tendu, et sûrement
douloureux.
Ninon entra. Elle me dit que je devais me déshabiller,
et ne garder que mon corset, mes bas et mes chaussures.
C'était un ordre impératif de Madame la Surveillante
Générale.
Elle m'aida à me dévêtir. C'était
troublant, de me déshabiller devant une demoiselle un peu
particulière, devant le regard de Mademoiselle A.
Troublant, mais agréable de se sentir si
légère, sans toutes ces couches de mon affreux
uniforme. Ma tante, m'avait promis, que les élèves de
deuxième année, pourraient s'habiller avec plus
d'élégance. Ceci dit, dans la bouche de ma Tante
Florence, plus d'élégances, signifie
généralement plus de contraintes.
Quelques minutes plus tard, Solange et Gwendoline
arrivèrent, Solange, soutenant Gwendoline, qui
avançait très lentement.
Elle dit en entrant.
- Bonjour Sophie, bonjour Mademoiselle A. excusez nous, mais si
ont arrive si tard, c'est de ma faute. Dit Gwendoline en entrant
à la suite de Solange.
- Bonjour Gwendoline, Bonjour Solange. Vous avez vus les
chaussures de Mademoiselle A ? Je me demande comment elle peut se
tenir debout avec de telle chaussure.
- Caroline me fait suivre un entraînement intensif depuis
un peu plus d'un mois. J'ai beaucoup de difficulté pour
rester debout sans me tenir à quelque chose. Mes pieds sont
douloureux, à force de se tenir aussi cambrés.
J'interrompis les explications de Mademoiselle A.
- Vous devez enlever votre robe et vos sous vêtements,
comme nous. Ont ne doit garder que notre corset, nos bas et nos
chaussures.
- Mais pourquoi doit-on se déshabiller. Demanda
Solange.
Je repris la parole
- Je ne sais pas. C'est une consigne de la Surveillante
Général, sans autre explication. Ont doit l'attendre
dans cette salle et dans cette tenue.
Solange et Gwendoline se déshabillèrent,
aidée par Ninon.
Mais je fus surprise, de voir le corset que portait Gwendoline.
Un long corset qui l'emprisonnait jusqu'aux genoux. Un corset qui
avait un aspect particulièrement rigide. Un corset qui me
semblait très serré, alors que Gwendoline n'aimait
pas particulièrement les corsets, surtout serrés
comme dans cette école.
- Ho Gwendoline, quel corset incroyable. Mais comment fait-tu
pour t'asseoir ?
- Je ne peux pas. C'est Delphine qui m'a enfermée dans
cette horrible chose.
- Delphine ! La corsetière de l'école ! Tu as
dû la mettre très en colère. C'est bizarre,
elle est pourtant très gentille avec nous.
- Je le sais bien. Mais je ne voulais plus porter de corset. Je
n'en avais jamais porté auparavant, et je ne voie pas
pourquoi cela devrait changer.
- Delphine est très à cheval sur les corsets. Ma
tante également. Elles sont très conciliantes sur
beaucoup de chose, mais pas sur les corsets.
- Oui et avec cette épreuve, ce concours des tailles de
guêpe, ont ne c'est jamais autant serrée la
taille.
- Oui c'est terrible. Dit timidement Mademoiselle A. Delphine
m'a serrée à seulement 52cm. C'est horrible, mon
ventre me fait mal à force de rester aussi serré en
permanence.
- Ne te plaint pas, Sophie ne fait plus que 40cm et demi. Je ne
sais pas comment elle fait pour tenir, en étant aussi
serrée.
J'étais fière de ma taille, de ma minuscule
taille, mais combien de souffrance et de nuit blanche
corsetée en permanence. Delphine était ma tendre
amie, mais elle ne me lâchait jamais rien en matière
de serrage de corset. J'étais devenue, sa fierté, son
œuvre d'art. Parfois, elle me considérait plus comme
de la pâte à modeler que comme un être
humain.
La Surveillante Générale entra. Elle nous fit
aligner devant une série de 4 chaises, comme si nous
étions des militaires à la parade.
- Mesdemoiselles, vous allez passer votre épreuve dans
le jardin des Sylphides. Cette épreuve et le concours des
tailles de guêpe de ce soir, compteront pour votre classement
en fin cycle. Je vous demande de vous présenter, chacune
à votre tour. Vous pourrez vous asseoir, après votre
présentation.
Il y avait un silence, nous étions toutes les quatre
debout, bien alignées devant nos chaises.
- Vous ! Mademoiselle. Dit la Surveillante
générale en me désignant.
Je récitais par cœur, le texte d'introduction de
mon carnet de classe. Nous avions toute un carnet dans le quel
était annoté, nos résultas, ce qui nous
était permis, mais aussi, toute les consignes
particulières que l'on devait respecter, comme, notre
coiffure, la hauteur de nos talons, les entraves obligatoires et
bien sur notre tour de taille, à ne jamais dépasser
sous aucun prétexte.
- Je m'appelle Sophie. Je fais partie du groupe MLC
"Magnifique, Lumineuse et Charmante" je mesure 1m65 et je porte des
chaussures à hauts talons de 11cm. Mon tour de taille depuis
hier soir, ne fait plus que 40cm et demi. J'ai les yeux bleus, et
mes cheveux sont blonds. Ma tante aimerait que je porte une
crinoline, mais je ne veux pas, je trouve que c'est
démodé.
Et je m'assis avec délicatesse, parfaitement
droite.
Vint le tour de Solange.
- Je m'appelle Solange. Je fais partie du groupe MLC
"Magnifique, Lumineuse et Charmante" je mesure 1m63 et je porte des
chaussures à hauts talons de 11cm. Mon tour de taille est ce
matin de 46cm. J'ai les yeux marron, et mes cheveux sont
châtain sombre avec de petit reflet roux, à peine
visible. J'ai dit à Caroline, que j'aimais les crinolines
que je trouve si romantique. Je pense que j'aurais mieux fais de me
taire.
Solange s'assit avec beaucoup de grâce
délicate.
- Je n'ais pas de nom. Ont m'appelle Mademoiselle A. Je fais
partie du groupe MLC "Magnifique, Lumineuse et Charmante" je mesure
1m65 et je porte des chaussures spéciale qui m'oblige a
marcher comme une ballerine. Mes talons font 24cm de haut. Mon tour
de taille est ce matin de 52cm. J'ai les yeux bleus, et mes cheveux
sont blonds.
- Je m'appelle Gwendoline. Je fais partie du groupe MLC
"Magnifique, Lumineuse et Charmante" je mesure 1m66 et je porte des
chaussures à hauts talons de 11cm. Mademoiselle Delphine, la
corsetière, veut que je porte un corset spécial. Mais
moi, je ne veux pas ! Mon tour de taille a encore été
réduit ce matin, et je ne fais plus que 44cm et demi. J'ai
les yeux bleus, et mes cheveux sont blonds, mais moins doré
que ceux de Sophie.
Mais après sa présentation, Gwendoline resta
debout. Sont long corset ne lui permettait pas de s'asseoir.
- Parfait, les présentations étant faite, et
ayant annoncé vos tours de taille, nous allons pouvoir
commencer cette épreuve. Bien sur, en fin de journée,
je mesurerais vos tours de taille, qui devront respecter les
dimensions que vous avez annoncées ce matin.
Après un bref silence, la Surveillante
Générale repris.
- Mesdemoiselles, vous allez passer, une épreuve
collective. Elle se déroulera, dans le jardin des Sylphides.
L'épreuve sera terminée, quand vous serez toutes
ensemble sur la terrasse du château. Vous ne serez pas
autorisées de rentrer, si une seule d'entre vous manque
à l'appel. Ninon, vous m'aiderez à équiper ces
demoiselles !

- Mademoiselle Sophie ! Veuillez vous lever et approchez vous
!
Je me levais lentement.
- Nous allons faire plaisir à votre tante. Ont va vous
équiper de la grande crinoline de contrainte. Avec cet engin
fixé à votre taille, vous ne pourrez emprunter que
des passages, d'au moins deux mètres de large. Ninon,
apportez la crinoline de contrainte.
Ninon apporta une espèce de cage métallique,
assez lourde, très large, près de 2 m de large.
La cage s'ouvrait en deux parties.
Je dû m'avancer au milieu de la cage ouverte. La
surveillante Générale aidée de Ninon,
refermèrent la cage en la soulevant un peu. Quant elle fut
fermée par un cadenas, elle la lâchèrent, et je
put ressentir son poids énorme peser sur mes hanches.
Heureusement, que je portais un corset solidement baleiné.
Sans lui, j'aurais sûrement été affreusement
blessée par la ceinture métallique de cette lourde
cage.
Non seulement, c'était affreusement lourd, mais je ne
pouvais pas contrôler ces incessants balancements.
- Ninon ! Habiller cette demoiselle de sa grande robe. Que l'on
cache toute cette ferraille.
Ce ne fut pas facile. Ninon dû utiliser de longues
perches, pour faire passer les jupons et la robe par-dessus ma
tête, et les étaler sur la crinoline de fer. Chaque
jupon ajoutait un poids supplémentaire, et bientôt,
l'épaisseur des jupons fut tel, que les barre
métalliques de ma cage, disparurent complètement sous
les multiples couches de jupons.
Plus personne ne pouvais m'approcher à moins d'un
mètre, tant ma crinoline était large et rigide. Mais
ce n'était pas tout, Ninon revint avec un "tire-coude" Cette
entrave que Caroline utilisait pour nous apprendre à nous
tenir bien droite, les épaules en arrière. Ceci en
nous attachant les coudes dans le dos. Ce procédé
était très efficace, et nous obligeait à une
tenue parfaite, mais c'était très gênant, seul
nos avant bras était libre, mais il nous était
impossible de lever les bras entravée ainsi. Ont ne pouvait
même plus manger sans aide, nos bras attaché dans le
dos ne nous permettait plus de porter la nourriture à la
bouche. Il fallait alors nous nourrir comme des
bébés. C'était sans doute le plus humiliant
dans ce procédé.
Avec cette immense et lourde crinoline, j'étais
quasiment immobilisée et elle voulait m'attacher encore
plus
Ninon me tirait les coudes en arrière. Je savais que
cela deviendrait vite pénible, que mes épaules
seraient vite douloureuses, et que je ne pourrais pratiquement plus
rien faire de mes mains, ou si peu.
Je croyait en avoir fini, mais non, Ninon s'approcha avec un
col de dentelle, un col immense, de plusieurs épaisseur,
comme si ont avait assemblé trois jupons superposé et
disposé à l'envers. Il était empesé, il
tenait raide. Ninon, ne pouvant plus s'approcher de moi, elle
dû monter sur un escabeau un peu spécial, pour
atteindre mon cous, et elle me fixa cette chose de dentelle autour
de mon cou. Cela remontait verticalement derrière ma
tête et s'étalait loin devant moi, me cachant
complètement la vue sur le coté et devant. Je ne
pouvais plus apercevoir le sol !!!
J'essayais de faire quelque pas. La lourde crinoline se
balançait, frappant parfois le sol et manquant de me
déséquilibrer, me donnant des choques terribles par
la ceinture de fer, au travers de mon corset
- C'est terriblement lourd !
- Mademoiselle, votre mission consiste à vous rendre sur
l'île centrale et de renseigner vos amies. Vous y trouverez
toutes les instructions nécessaires pour guider vos
amies.
- Ce grand col, c'est vraiment nécessaire, je n'y vois
plus rien.
La Surveillante actionna une clochette, et quatre surveillantes
entrèrent. Elles me firent sortir par la grande porte
donnant dans la salle de bal.
La salle de bal, était large, je pus la traversée
à petit pas, avec cet engin qui me
déséquilibrait à chaque balancement. La
crinoline de fer, les jupons et la robe, était vraiment
très lourde. Ont sorti, sur la terrasse, Le soleil chauffait
déjà. La première difficulté se
présenta, quant il fallu descendre les escaliers vers le
jardin. Avec mes coudes attachés dans le dos, et cette
lourde crinoline qui me déséquilibrait, il
m'était difficile de garder mon équilibre.
Après quelques marches, ma crinoline reposait sur les
marches supérieures, et menaçait de me faire tomber
en avant. Sans l'aide des servantes, pour me retenir, je n'aurais
jamais pus descendre seul ces maudites marches avec cet engin
fixé à ma taille.
La traversée de la pelouse, fut plus simple. Les
servantes, me conduisirent devant la grille du jardin des
sylphides. Une grille très élégante, plus
décorative que défensive. Les barreaux
délicatement ouvragés, était disposé
avec des espaces très large, tellement large, que l'on
pouvait passer facilement entre eux, sans avoir besoin d'ouvrir la
grille.
Pourtant, les servantes ouvrirent les deux battants avec
beaucoup de cérémonie, avec lenteur et
gravité.
Je rentrais solennellement dans le jardin des Sylphides, pour
la première fois. Jamais auparavant, ni ma tante, ni
Caroline, ni même ma tendre amie Delphine, ne m'y avait
invitée.
Une fois entrée, les servantes refermèrent la
grille avec un verrou spécial.
Deux servantes qui étaient restée à
l'intérieur, sortirent en passant facilement entre les
barreaux largement espacés de la grille.
Oui, bon, si je n'avais pas encore comprise le
défi… par acquit de conscience, j'essayais de sortir.
Bien sur, la grille était fermée à clef. Bien
sur, les barreaux permettaient aux servantes de sortir, mais pas
moi, avec ma crinoline de fer. Il me fallait un espace d'au moins
deux mètre pour passer. Et impossible de relever ou de
coucher sur le coté cette crinoline. Tout était
parfaitement rigide et atrocement lourd.
Je me retournais. Chercher l'île centrale… au
loin, il y avait un lac et une structure métallique, trop
éloignée pour comprendre ce que c'était. Mais
comment y arriver ? Le jardin, était parcourus d'une
multitude de chemins. Certains plus larges que d'autres. Entre ces
chemin, des parterres de fleurs, toutes plus belle plus
colorées. Un jardin des délices, aux parfum
délicat, et a l'ordonnancement recherché. Je pris le
chemin large à droite, qui me conduisit sur un espace
circulaire, d’où partait plusieurs autres chemins. Je
choisi le plus large devant moi. Mais à quelque
mètres, il y avait deux colonnes de marbre, disposée
de chaque coté du chemin. Ces colonnes n'étaient
espacées que d'un mètre, et je ne pouvais pas passer
avec ma crinoline.
A ma gauche, il y avait un autre chemin. Je dû faire
demis tour, pour pouvoir l'emprunter. J'avançais très
lentement, je ne voyais rien devant moi, et cette horrible
crinoline, qui ce balançait dans tous les sens, pesait
lourdement sur mes hanches. J'avais chaud, le poids de ma
crinoline, la pression terrible de mon corset, toutes ces couches
de jupons, de cache corset, de chemise de dentelle et cette lourde
robe, tous cela m'épuisait. Encore quelque pas, m'avancer un
peu plus… j'arrivais à une sortie du jardin. Trois
petites colonnes de pierre la décoraient. Au de là,
une grande pelouse, et la rivière qui s'étalait sur
un plus grande largeur. Mais, ces trois colonnes de pierre,
étaient trop rapprochées. Je ne pus pas passer, ma
crinoline de fer, était bien trop large.
J'essayais de comprendre, l'agencement de ce jardin. Devant
moi, d'autres colonnes m'interdiraient de passer. Je compris, que
je ne trouverais pas de passage de ce coté. Il me faut faire
demis tour, repasser par la grille d'entrée et essayer de
trouver un autre passage.
Je finis par me retrouver sur un espace circulaire au milieu du
jardin. Il y avait un banc de marbre, qui me tentait, mais comment
m'asseoir avec cette crinoline de fer. Un chemin étroit
à ma droite. Inutile d'essayer. Deux chemins larges à
ma gauche. L'un menait à une sortie du jardin, mais une
sortie que je ne pourrais pas emprunter. Il y avait les trois
mêmes colonnes de pierre, qui la fermait.
Je pris le dernier chemin, qui me conduisait vers deux colonnes
basses, très espacée, mais surmontée d'une
pierre en forme de fronton triangulaire. Arrivée en face de
ce monument, le seul moyen de passer, était de me baisser.
Les colonnes étaient suffisamment espacées, pour
permettre le passage de ma crinoline. Je me baissais, pas assez, je
forçais sur les baleines de mon corset, et je fléchis
les genoux, autant que me permettait cette maudite crinoline de
fer. Pas encore assez, il fallut que je me contorsionne, que je
baisse la tête au maximum, pour enfin pouvoir passer en
dessous. Quand je me relevais, j'avais terriblement chaud, je
devais être rouge comme une pivoine. A bout de souffle,
tellement j'avais dû forcer sur mon corset, me vidant de
force mes poumons.
Il me fallait un peu de temps, pour me calmer, retrouver un peu
de souffle.
Je pouvais longer le petit lac avec son île au centre. Il
y avait un petit pont, pour y accéder, et même un
chemin pour rejoindre ce pont. Mais un chemin étroit
barré par deux colonnes.
Je devais faire le tour de l'étang. Je ne voyais pas
d'autre solution.
Je fis donc le tour, mais en faisant de nombreuses pose, et en
avancent lentement, autant à cause poids de ma crinoline que
de mon corset atrocement serré.
Il y avais un autre passage bas; Fléchir les genoux, ne
pas tomber, forcer les baleine de mon corset qui me vidait les
poumons; Passer avec tan et tan de difficulté… mais
à bout de souffle, au bord de l'évanouissement, je
passais, je passais tous juste…
Il ne me restait plus qu'à traverser le pont et
rejoindre cette île. Je m'engageais sur la bande de terre
étroite, menant au pont.
Mes premier pas furent… délicats, très
délicats. Avec mon grand col, il m'était impossible
de voir mes pieds. Après mon premier pas dans la direction
du pont, je ne voyais que de l'eau, tout autour de moi. Impossible
de voir le chemin. Je fis les pas suivant avec une extrême
prudence, en tâtant du bout du pied, la présence du
chemin. Je sentis sous mon pied, le début du pont. J'avais
examiné ce pont de loin, c'était un piège. En
fait, c'était une planche à bascule. Arrivée
au milieu, la planche basculera en avant, et je risquais fort
d'être précipitée dans l'étang. Il me
fallu avancer centimètre par centimètre. Sentir le
point de basculement. J'attendis d'avoir un bon équilibre
avant de peser lentement sur mon pied, faire basculer doucement
cette planche, sans tomber; Un choc, elle avait basculé. Je
transférais mon poids en avant. La planche ne bougeait plus.
Un pas… un deuxième… j'étais
passée. Mais pas encore arrivée.
Le chemin étroit, formait un arc de cercle, avant
d'aboutir sur la minuscule île. Je dû avancer avec une
extrême prudence, en tâtant le chemin du bout de mes
pieds. Sans l'habitude de mes très hauts talons, je n'aurais
sûrement pas réussie ce parcours.
Dans l'eau, une grosse colonne de marbre, était
surmontée d'une structure métallique. Il y avait
comme un bras articulé, qui reposait d'un coté sur
l'île. Accroché à ce bras, une lettre, que je
pris, que j'ouvris…
Elle contenait les instructions que je devais transmettre
à mes amies
Je devais attendre sur l'île…
Au bout d'un quart d'heure, je vis au loin, une jeune fille
portant une large crinoline comme la mienne. Les servantes qui
l'accompagnaient, ouvrirent la grille, et la firent entrer dans le
jardin. Je pense voir des cheveux châtain, sûrement
Solange.
J'aurais voulu lui faire de grands gestes, pour la guider, mais
avec mes coudes attachés, c'était difficile.
Elle m'avais vue, alors, je me mis de profile et essayait tant
bien que mal de lui indiquer le chemin de gauche.
Elle m'a sûrement comprise, car elle pris le bon
chemin.
Arrivée au premier croisement, ce fut plus difficile, il
y avait trois possibilité, mais ont fini par se comprendre,
et elle continua.
Après le passage difficile de la porte basse, elle put
s'approcher suffisamment près pour que je puisse lui
indiquer plus facilement le bon chemin.
La partie délicate du chemin étroit et du pont
fut passée très lentement, mais sans chute. Je
pouvais la guider de la voie, car elle non plus ne devait rien
voir. Elle portait ma même crinoline et le même col que
moi.

- Bonjour Solange. Tu portes la même crinoline de fer
?
- Oui, elle est terriblement lourde, avec ces cerceaux en
acier.
- On ne peut pas sortir du jardin. Toutes les sorties sont trop
étroites, avec de telle crinoline.
- Il faudrait que l'on puisse ouvrir la grille.
Je lui dis ce que j'avais lus dans la lettre.
- Le code d'ouverture est écrit sur le haut des deux
grandes colonnes.
- Mais comment le lire ?
- Il faut monter sur cet élévateur. Mais il faut
être deux, pour l'actionner et nous ne pouvons pas monter
dessus avec nos crinolines.
- Que dois-je faire ?
- Tu dois te rendre sur la presqu'île de droite, avec ce
levier de commande.
Et je lui donnais le levier que j'avais trouvé sur
l'île.
Je devais également faire basculer le pont, pour que
Solange puisse le repasser. Elle le traversa avec beaucoup de
précaution, sans tomber. Je me rendais compte, que si l'une
d'entre nous tombait, l'épreuve serait ratée pour
nous.
Solange du repasser sous la porte basse, et rejoignit la
presqu'île de droite. Il ne restait plus qu'à attendre
la suivante, Mademoiselle A ou Mademoiselle Gwendoline.
Il fallut attendre plus d'une demis heure, avant de voir le
groupe de servante, encadrant l'une d'entre nous, s'approcher de la
grille. Au loin, je voyais une tête blonde, et une robe
différente… Je ne pouvais pas savoir, si
c'était Gwendoline ou A qui venait d'entrer dans le jardin.
Je guidais cette demoiselle X comme pour Solange. Elle compris mes
geste entravé par mon tire-coudes. Quant elle passa au plus
près de moi, je ne la reconnaissais pas. Sa crinoline
était très courte, mais aussi large que la mienne. Et
sa coiffure un peu bizarre, très volumineuse.
Elle marchait avec une lenteur extrême, plus lentement
que moi ou que Solange. Elle marchait sur la pointe des orteils,
comme une ballerine, comme… Mademoiselle A… non, ce
n'est pas elle ? Et pourtant.
Je la guidais sur le chemin étroit, mais le passage sur
le pont à bascule failli la jeter à l'eau. Elle
pencha à gauche, à droite et partit en avant, et
finis par s'immobiliser je ne sais pas comment juste après
le pont. Elle attendit un long moment avant de bouger. Enfin,
à petit pas lent, elle s'approcha de moi. Elle me fit
face.
Et je lui dis.
Bonjour mademoiselle.
Sophie… Je… suis…
Excusez-moi, mais je ne vous connais pas.
Sophie, je suis Mademoiselle "A"
Ho C'est impossible… Pourtant…
Oui, c'est bien moi. C'est la Surveillante qui m'a fait
maquiller et coiffer ainsi.
Je la reconnaissait à peine, et elle me donnais
terriblement envie de me moquer d'elle. Pourtant, elle était
vraiment très belle. Etonnement belle avec son maquillage
sophistiqué et cette coiffure si volumineuse, qui me
semblait si douce, qui me donnait envie de m'y perdre…
Tu es vraiment Mademoiselle "A" C'est incroyable ! Quelle
transformation extraordinaire.
Je ne t'avais pas reconnue.
Sophie, je t'en prie. Aide-moi.
Ho ! Elles ne t'on pas ratée. Tu es… fantastique,
ta robe, cette crinoline ridiculement courte. J'aurais honte.
Je t'en prie, ne te moque pas. Dis moi ce que je dois
faire.
Tourne-toi, ma jolie ballerine. Mmm… Tu es
délicieuse.
Ho oui vraiment délicieuse. J'avais terriblement envie
de la serrer contre moi, de l'embrasser, mais avec nos crinoline,
impossible de s'approcher l'une de l'autre.
Je t'en prie.
Oui ! Ridiculement délicieuse.
C'est a regret que je lui transmis les instructions.
Tu dois retourner à l'entrée du jardin. Ont doit
t'équiper d'un "Support" pour que tu puisses te tenir sur
l'élévateur.
Je n'avais aucune idée de ce que pouvais bien être
ce "Support".
Je vais faire basculer le petit pont, que tu puisses sortir de
cette île.
Mademoiselle A retourna vers l'entrée du jardin. Elle
connaissait le chemin, mais comme elle était
lente…
Deux dames attendaient à la grille, il me sembla
reconnaître la Surveillante Générale.
C'était sûrement elle, qui d'autre !
Aussitôt que Mademoiselle A arriva, elles
l'entourèrent. Je vis Mademoiselle A se baisser un long
moment et ensuite se redresser. La dame la plus petite, s'accroupis
au pied de Mademoiselle A. les deux dames partirent laissant ma
jolie ballerine seule devant la grille. Elle revint vers
l'île, toujours avec cette exaspérante lenteur.
Arrivée à la première porte basse, il se
passa quelque chose. Manifestement, elle ne pouvait plus se
baisser.
Elle essayait de me parler, mais je ne comprenais pas ce
qu'elle disait. Par signe, elle m'indiqua qu'elle ne pouvait pas se
baisser, qu'elle allait faire demis tour.
Mademoiselle A fit demis tour, et s'engageât dans le
chemin étroit. Bien sur, les deux colonnes lui
barrèrent le chemin, et elle dû encore faire demi
tour.
Je la vis faire plusieurs essais et faire demis tour à
chaque fois.
Elle finis par essayer par la droite du jardin. Il y avait bien
un chemin étroit barré par deux colonnes, mais entre
les colonnes, un petit escalier.
Mademoiselle A essaya de monter sur l'escalier. Elle avait les
chevilles entravées, comme nous toutes, mais aussi des
chaussures vraiment spéciales, qui la forçait
à marcher sur l'extrême pointe des orteils.
Quatre marche à monter. Quatre épreuves, qui
semblaient extrêmement difficile. C'est avec d'infinies
précautions, qu'elle gravissait chaque marche.
C'était la bonne solution. En haut de ces marche, sa
crinoline courte passait juste au dessus des chapiteaux des deux
colonnes. La descente fût aussi délicate. Elle
renonça vite de descendre normalement. Et elle réussi
à descendre, mais en marche arrière, et de
manière tout aussi délicate, risquant à tous
moment de tomber.
Il lui fallut faire le tour de l'étang, et traverser une
porte étroite avec un escalier, toujours avec autant de
difficultés
Je retenais mon souffle. Ma jolie ballerine était d'une
lenteur extrême, mais elle n'était pas
tombée.
Il lui restait la traversée du pont à bascule.
Elle me faisait face, et je commençais à comprendre
ces nouvelles difficultés. Elle portait une tige de
métal, entre ces jambes. Une tige partant de dessous ces
jupons, et descendant jusqu'au niveau de ces chevilles. Elle
était fixée, en bas, à la chaîne reliant
ces chevilles.
Le passage du pont fut plus long que la première foi,
mais elle réussi à maîtriser son
basculement.
Comme je fus soulagée de la voir en face de moi. Mais je
ne pus résister à la taquiner un peu.
- Tu ne peux vraiment pas avancer plus vite ?
- Sophie, c'est affreux, elles m'ont…
- Oui mon Bijoux ?
- Elles… enfin… Je… Je suis
équipée.
- C'est très bien, ma jolie ballerine. Monte sur la
petite échelle. Je vais fixer ton support sur
l'élévateur.
La voir se déplacer aussi délicatement, ainsi
habillée ridiculement et si sexy, maquillée comme un
coucou, et perchée sur des talons impossibles, avec cette
tige de métal, qui montait dans ces jupons, qui… tous
cela m'émouvait beaucoup, me troublait et me donnait des
envies que je n'osais pas lui avouer.
Elle s'avança devant une petite échelle. Je
n'avais pas compris comment monter sur ce bras mobile, il n'y avait
pas de siège, ni de plateforme. Mais maintenant en voyant ce
que Mademoiselle A portait entre ces jambes, je compris. Le
siège, elle le portait attaché sur elle. Il me
suffira d'actionner un levier pour bloquer la tige que porte ma
jolie ballerine. Ainsi, elle sera fixée solidement sur ce
bras mobile.
La montée de l'échelle ne se fit pas sans cris de
ma ballerine.
- Houuiii Ca me pénètre encore plus, à
chaque marche.
Ho "Ca la pénètre" il doit y avoir autre chose
qu'un siège ou une scelle.
- Mais qu'est ce qui te pénètre, ma jolie
ballerine ?
- Ho Sophie, je pense que tu le sais parfaitement. C'est comme
le jour de ma sortie de la cage. C'est la même scelle, avec
le même… le même… godemichés.
Ho ! … mais ainsi, tu ne risques pas de glisser.
- HUUU!!! Je dois tirer au maximum sur mes entraves pour
monter.
Après de nombreuse expression de sa souffrance toute
intérieure, elle finis enfin à prendre place.
Il ne me restait plus qu'a bloquer la tige de sa scelle
garnie.
- Houp ! Avec tous ces cerceaux, cette immense crinoline et mes
coudes attachés, je peux à peine atteindre la
fixation.
Ce n'est pas facile sans rien voir, mais enfin, un
déclic. Je testais la fixation en essayant de faire bouger
la tige de la scelle. Elle ne bougeait plus. Elle était bien
fixée au bras mobil. Ma jolie Ballerine
également.
- Ne craint rien. Ainsi fixée, tu ne risques plus de
tomber.
Je me relevais, et pris une petite inspiration, pour retrouver
un peu de mon souffle.
- Sophie. Que doit-on faire ?
- Ont attend l'arrivée de Gwendoline. La Surveillante
Générale vas sûrement la faire venir sur cette
île. Tous cela pour que je lui dise de retourner au
château. Elles nous font balader dans ce jardin avec ces
portes spéciales.
Une demis heure plus tard, Gwendoline arriva. Elle non plus ne
pouvait pas passer par les portes basses, mais elle pouvait passer
par toutes les autre porte, y compris au travers des barreaux de la
grille d'entrée. Elle portait une robe normale, sans
crinoline, sans autre entrave. Quel était donc l'handicap,
qu'avait dû imposer la Surveillante
Générale.
- Bonjour Gwendoline.
- Bonjour Sophie… Je viens… pour ouvrir le
cadenas.
- Ho ! Je ne me sens… pas bien… Trop…
serrée… J'ét… J'étouffe…
Je n'arrive pas… à me baisser a cause… de mon
corset. La Surveillante… Générale ma
resserrée… encore plus. Sophie… peux-tu
m'aider. La Surveillante Générale… m'a
resserré mon corset…d'un cm en une seule fois.
Je… ne fais plus… que… 43cm et demis…
C'est atroce. Je ne peux… pratiquement plus bouger.
- Donne-moi la clef, Gwendoline. Je vais essayer.
Je me baissais, un peu, très peu… juste ce que me
permettait mon corset et ma crinoline de fer.
- Ho ! Je n'y voie rien.
Je tâtonnais. Je ne voyais que mon grand col de
dentelle.
- Un moment… Je pense que la clef est
entrée.
Oui, je sentais que la clef était en place. Un tour et
l'anneau du cadenas, se relâcha.
- Voila ! C'est fait. Je vais pouvoir enlever
l'échelle.
Je me redressais, à bout de souffle. Des étoiles
me tournaient autour…
- Voila la clef et le cadenas. Tu dois les rapporter à
la surveillante.
- Merci Sophie. Dit Gwendoline.
Comme elle était pâle, elle semblait
épuisée.
- Je vais faire basculer le petit pont, que tu puisses sortir
de cette île.
Et Gwendoline reparti lentement, rigidement corsetée de
la poitrine jusqu'aux genoux.
La lumière devenait plus dorée, plus chaude. Le
soir arrivait doucement. J'aperçus Gwendoline qui entrait de
nouveaux dans le jardin des Sylphides. Elle avançait avec
une posture toujours aussi raide. Elle fit le tour du jardin par la
droite, contourna le petit lac, et se rendit sur la
presqu'île de gauche. Face à la presqu'île
où se tenait Solange.
Enfin, nous étions toutes les quatre en place.
Je leurs fit un signe. Gwendoline et Solange
manipulèrent leur levier et…
Il y eu un cri de ma jolie Ballerine.
Le bras mobile, bascula, monta, entraînant Mademoiselle
A, tous en haut. Une hauteur vertigineuse. Mademoiselle A,
perchée en haut de sa tige, ces pieds de ballerine dans le
vide. C'était impressionnant, Elle semblait plantée
en haut de ce bras mobile, devenus une tour très haute
J'appelais Mademoiselle A.
- Vois-tu quelque chose ?
- Non. Que dois-je trouver ?
- Regarde sur les colonnes.
- Ho ! Ce n'est pas si simple. J'ai les pieds dans le vide et
mon corset m'empêche de me retourner.
Je la voyais se contorsionner autant que son corset le lui
permettait
Je la relançais.
- Vois-tu quelque chose ?
- Sophie, je t'en prie, descend moi. J'ai le vertige. J'ai mal
et mon corset me bride beaucoup.
- Oui je sais. Ton corset, et cette chose dans tes fesses. Mais
que vois-tu sur les deux colonnes ?
- Des chiffres. Deux chiffres sur chaque colonne.
- Quels chiffres ?
- Descend moi, s'il te plaît. J'ai l'impression que je
vais tomber. Je ne suis retenue que par cette chose, qui me cloue
sur la scelle.
Bien, si elle a correctement lut les chiffres, je peux la faire
descendre. Je fis un signe à Solange et Gwendoline, qui
actionnèrent leur levier. Le bras bascula vers le bas.
Mademoiselle A était revenue parmi nous, après ce
voyage dans le ciel du Jardin des Sylphides.
Je remis l'échelle en place et débloquais ma
jolie Ballerine.
- Fait attention, en descendant. Je ne pourrais pas te
rattraper.
Elle réussi sa descente. Et je lui dis.
- Je pense qu'aucun groupe n'a été aussi loin
dans cette épreuve. Mais soyons prudentes. Nous ne sommes
pas encore sorties du jardin des Sylphides.
Je craignais une chute au dernier moment. Surtout une chute de
Mademoiselle A. Avec son équipement et nos propres
contraintes, nous ne pourrions pas la relever.
Effectivement, son passage sur le pont à bascule faillit
mal se terminer.
Gwendoline et Solange partaient de leur presqu'île, et
faisaient le tour du jardin pour sortir. Chacune, en fonction des
portes qui leurs étaient possible de passer.
Après le pont, je dis à Mademoiselle A.
- Je dois prendre le chemin de gauche, et passer sous les
portes basses.
- Sophie, je ne peux plus me baisser, avec cette chose qui me
pénètre.
- Je ne pourrais pas te suivre, je dois prendre le chemin de
droite, et faire tout le tour de l'étang.
Mademoiselle A s'éloigna, et je fis de même.
Je devais faire le tour de l'étang, par le fond du
jardin.
A un moment, je vis Mademoiselle A, face à moi, mais
avec nos crinolines si larges, ont ne pouvaient pas se croiser.
Mademoiselle A me laissa passer.
Je rejoignis Solange, à la grille d'entrée du
Jardin. Gwendoline arrivait lentement. Elle semblait vraiment
à bout de force.
Mademoiselle A était encore plus lente. Ont dû
l'attendre au moins un quart d'heure après l'arrivée
de Gwendoline.
- Te voila enfin ! dit Gwendoline.
- Ouvre nous vite ! Que l'ont puissent sortir.
Mademoiselle A s'approcha de la grille, sous nos regards
impatients. Gwendoline était au bord de
l'évanouissement. Le soir tombait la lumière avait
beaucoup baissé. J'espère que Mademoiselle A ne c'est
pas trompée. Si le code n'est pas bon, elle ne pourra plus
le lire, sur les colonnes. Il fera alors beaucoup trop sombre.
Il y avait quatre chiffes et quatre sélecteurs sur la
serrure de la grille. C'était le seul passage pour nous
toute. Seul Gwendoline aurait put rejoindre la terrasse, mais ont
devaient s'y rendre ensemble.
Il y eu un déclic dans la serrure. Le code était
bon, la grille s'ouvrit. Nous avions réussi, encore la
pelouse à traverser, les escaliers de la terrasse…
nous avons réussi… Le seul groupe à l'avoir
fait.
J'étais heureuse, malgré mon épuisement,
ma lourde crinoline, mon corset trop serré. Solange
était dans le même cas que moi. Mademoiselle A
également, mais avec un supplément très
pénétrant.
Mais Gwendoline, souriait à peine. Elle était
à bout de force, pâle, au bord du malaise. Le dernier
centimètre que lui avait imposé la Surveillante
Générale, l'avait épuisée. Un petit cm
de moins dans son tour de taille, mais avec le corset
déjà serré au maximum supportable,
c'était le cm de trop.
Ont avança ensemble vers la terrasse. Se soutenant
mutuellement, comme ont pouvaient. Ont avaient réussi.
A suivre...