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Je suis dans un institut d'éducation
renforcée pour jeunes filles sauvages. J'y suis maintenant
depuis deux mois, et je dois y rester encore au moins quatre mois
si je veux ressembler aux autres filles blondes de la bonne
société Boréenne.
Il faut expliquer beaucoup de chose. Boréa
est une petite planète à la géographie aux
trois quarts inconnue, les humains et les Atlans y vivent, les
premiers amenés par les seconds probablement,
peut-être sommes-nous dans une sorte de zoo planétaire
? Ceci expliquerait pourquoi nous y trouvons des animaux issus de
la terre mais aussi de bien d'autres mondes.
Deux civilisations humaines vivent sur les rivages
d'un des quatre continents, un champ de force infranchissable, sauf
par les Atlans, délimite la zone attribuée aux
humains. Le continent n'a pas de nom, pas plus que les barbares. Je
sais simplement que les naissances sont contrôlées par
les Atlans pour les deux groupes d'humains.
Périodiquement, suite à des guerres
je suppose, des jeunes filles barbaresques sont capturées et
doivent intégrer l'Empire. N'ayant pas plus
d'éducation qu'elle, je me retrouve dans cet institut
spécialisé dans notre apprentissage. En fonction de
la couleur de cheveux, chacune se retrouve promise à
différent destin, étant blonde, le mien semble
plutôt agréable.
Evidement tout dépend de ce que l'on
envisageait de faire de sa vie, étant donnée que je
n'envisageais rien, mon sort actuel me convient parfaitement.
Ceci dit, c'est un institut d'éducation
renforcée, la discipline est impitoyable, sûrement
pour faire rentrer dans le moule au plus vite ces jeunes sauvages.
Ayant lamentablement manqué un exercice de danse pourtant
simple, je suis punie, une fois de plus, pour le reste de la
semaine. Les punitions sont additives, elles ont un degré et
une durée. N'étant pas parmi les plus douées,
je suis souvent punie ce qui a l'inconvénient d'être
douloureux physiquement et moralement mais l'avantage de m'assurer
la sympathie de toutes les autres filles. Il faut dire qu'en ce
moment, je cumule, je suis pratiquement au sommet des punitions
possibles.
C'est un cours sur la vie politique de
Boréa, je suis assise à mon pupitre, la tête
posée sur deux sortes d'électrodes qui
déversent la connaissance dans mon cerveau. Il n'y a pas
réellement besoin de comprendre, puisque c'est
déjà fait ; simplement après le cours
théorique, nous passons à de petits exercices
pratiques pour réellement intégrés ses
connaissances. Si je suis excellente dans les matières
théoriques comme l'organisation de l’empire ou encore
la gestion ménagère, je suis nulle dans toutes les
autres malgré mes efforts. Comme quoi, il ne suffit pas
toujours de savoir pour bien faire, surtout qu'avec ma tenue on ne
me simplifie pas la tache.
Normalement notre tenue de pupilles consiste en une
robe longue, décolletée, portée sur un corset,
avec des gants, des bottines et des bas, en plus d'une combinaison
sous le corset. La couleur de la robe est assortie à la
couleur des yeux, la mienne est donc grise. Comme je suis plus
maladroite que la moyenne les gants sont trop petits d'une
pointure, c'est douloureux et ça me rend encore plus
maladroite. Comme je me suis découverte une nature bavarde
avec mes voisines, un bâillon en cuir me bâillonne, me
forçant à garder la bouche ouverte sur un cylindre de
huit centimètres forcés entre mes dents
jusqu'à la luette. Je dois mobiliser une part
considérable de ma volonté pour ne pas céder
aux nausées que cela provoque. Comme je me tiens mal mon
corset est renforcé d'une minerve elle aussi lacée
sur ma nuque, qui force mon cou et ma tête dans une position
jugée digne de mon rang. Par un jeu de crochet le
bâillon est aussi fixé à cette minerve. Comme
je me plaignais de l'étroitesse excessive de ma taille, mon
corset est encore plus sévère et encore plus
serré : il couvre de mes cuisses jusqu'à ma poitrine,
me cambrant résolument et réduit mon tour de taille a
un irréelle cinquante centimètres, sachant qu'au bout
de notre formation, notre corset devra être serré
à quarante-six centimètres au maximum. Celles qui
auront un tour de taille inférieure seront encore plus
désirées par les nobles de l'Empire, car nous vivons
dans un Empire, avec un Empereur roux, des princes et des
princesses roux et rousses, des ducs, des comtes, des marquis, des
barons blonds, le reste travaille et est châtain ou brun. Le
professeur est en fait le duc de la province du Septrion, à
ce titre, membre du Conseil de l'Empire.
Le cours est terminé, après une
courte pause, nous allons prendre une leçon
d'étiquette, où je vais sûrement encore me
faire remarquer par mon manque de grâce. Nous sommes une
trentaine à suivre le cours et nous partageons des chambres
de quatre : Laureen, Dorine et Jade, toutes trois de superbes
blondes de mon age, viennent me retrouver, elles demandent si je
vais bien tout en se réjouissant de ne pas être
à ma place.
Nous marchons dans les couloirs de l'école,
bavarder est interdit et des femmes delta font régner la
discipline à coup de cravache sur nos mollets, en notant
soigneusement le nom des coupables. Elles portent de stricts
tailleurs bleu marine avec des escarpins à talon aiguille et
également des bas à couture noirs, bien entendu,
elles aussi sont corsetées, tout comme les servantes chez
notre hôte, le professeur Calmette. Seulement, la hauteur
dans la société étant liée à la
hauteur du talon et à la finesse de la taille, leurs corsets
sont moins serrés que les nôtres et leurs talons ne
font que huit centimètres. Le soir venu les comptes sont
faits en fonction des résultats aux exercices, les mauvais
points sont distribués ou retirés et les punitions
sont ajustées en conséquence.
Il y a quatre classes dans l'institut, par contre
l'âge des élèves est relativement constant :
Quatorze ou quinze ans comme moi. Je suppose que lors des conflits,
les femmes plus âgées ou les enfants trop jeunes ne
sont pas enlevés, les machines à apprendre
fonctionnent sûrement beaucoup moins bien avec un cerveau
encore immature ou trop vieux. Lors de certains cours, deux classes
sont réunies, c'est le cas pour l'étiquette. C'est
pour moi l'occasion de comparer mes punitions avec les autres,
Certaines ont, comme moi, un bâillon, d'autres portent
également des gants trop étroits ou une minerve ;
mais rares sont celles qui cumulent plusieurs handicaps, par
contre, une jeune fille de l'autre classe me bat très
largement : N'arrivant sûrement pas à compenser ses
mauvais points par des bons points dans les matières les
plus simples. Le nombre maximal de mauvais point est de cent,
j'oscille entre cinquante et soixante, ce qui est
déjà très mauvais, cette jeune fille, une
adorable blonde qui répond au prénom de Sandra,
arrive à l'impressionnant total de cent quarante.
D'après les confidences de Dorine qui connaît une
autre élève partageant la chambre de
l'infortunée, ses tourments sont vraiment ignobles. Assez
curieusement, la savoir et la voir dans la plus profonde
détresse attise ma curiosité et non ma
pitié.
Elle ne porte pas comme nous une robe
légère, mais une robe de punition en cuir qui doit
être aussi lourde qu'étouffante. Par un
ingénieux système de lacet, la robe met en valeur la
finesse et la cambrure extrême de sa taille. Dorine nous
assurant qu'elle ne mesure que quarante-deux centimètres
par-dessus le corset, ce qui implique que son ventre ne doit avoir
que quarante centimètres de circonférence à sa
disposition, ce qui est minuscule. Elle porte des bottes à
talons aiguilles et à lacets sous sa robe, le talon est
tellement haut, peut être quinze ou seize centimètres,
qu'elle marche uniquement sur la pointe des pieds, comme une
danseuse, mais ce, en permanence ; ce qui doit être
affreusement douloureux. Elle porte également une minerve
qui, en forçant sur son menton et sa gorge, fait que sa
tête est poussée vers l'arrière. D'après
Dorine, des sangles fixées au corset, maintiennent
également ses épaules en arrière en collant
les omoplates l'une contre l'autre. Tout comme moi, elle est
bâillonnée mais le tube qui s'enfonce dans sa gorge
semble plus gros et d'après la même personne bien
informée ; il imiterait à la perfection un membre
masculin en érection, ce qui me semble douteux, en tout cas
cela nous fait toutes rougir rien qu'en y pensant. En plus, son
visage est enfermé dans une cagoule en cuir d'où ne
sortent que ses longs cheveux blonds tressés, ce qui la rend
aveugle et quasiment sourde. Un système de rênes
reliées à son bâillon permet à une de
ses camarades de la diriger, comme on dirigerait un cheval. Pour
finir, ses mains et ses bras sont serrés dans un gant en
cuir pourvu de lacet pour exercer une pression maximale sur elle.
Comme le professeur de danse trouvait qu'elle manquait toujours
terriblement de grâce, une chaîne et des fers
emprisonnent ses chevilles, lui donnant la possibilité de ne
faire que des pas minuscules avec ses bottes de punition ; et
puisqu'elle avait tendances à trop écarter les bras
pour tenter de conserver son équilibre, ses poignets et ses
coudes sont attachées ensemble dans son dos. Inutile de dire
que si la regarder est très spectaculaire, elle n'arrive pas
faire grand chose, ne pas tomber semble être son unique
priorité. En plus, personne ne l'épargne, ni les
professeurs, ni nos surveillantes, qui font comme si elle
était dans son état normal. Comme sa tenue en cuir la
protégerait des coups de badine, sa jupe est ouverte sur le
bas de ses reins, nous exposant son derrière rose et bien
tendu. Une petite marque rouge marque la peau là où
la badine l'a touchée.
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